Les énergies renouvelables seront cruciales pour les discussions sur le climat à Paris, selon l’IRENA

10 September 2014| Press Release


Paris, France, 10 septembre 2014 – Tandis que la France se prépare à accueillir la conférence cruciale sur le climat à Paris en décembre 2015, dont le résultat définira les futurs efforts mondiaux, les énergies renouvelables sont de plus en plus sur le devant de la scène dans le débat climatique.

REthinking Energy (Repenser l’énergie), un nouveau rapport publié par l’Agenceinternationale pour les énergies renouvelables (IRENA) cette semaine, souligne que les énergies renouvelables doivent faire partie de toute solution pour éviter un changement climatique catastrophique. L’IRENA a présenté son nouveau rapport dans l’enceinte du Sénat français mardi, mettant en évidence les dynamiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et climatiques de la transition énergétique mondiale.

« Les énergies renouvelables fournissent une réponse à un grand nombre des défis socio-économiques les plus urgents auxquels les gouvernements font face aujourd’hui, notamment l’accès à l’énergie, la sécurité des approvisionnements énergétiques, et les préoccupations sanitaires et environnementales », selon le Directeur général de l’IRENA, Adnan Z. Amin.

« Cependant, si nous continuons dans la voie actuelle, nous ne serons pas en mesure d’éviter les effets les plus graves du changement climatique. La transformation en cours des systèmes énergétiques mondiaux avec des parts plus élevées des énergies renouvelables offre l'une des options économiques les plus intéressantes en vue de décarboniser l'énergie. »

Le rapport souligne le fait que, chaque année depuis trois ans, il y a eu plus de nouvelles capacités de production d'électricité renouvelable installées que de nouvelles capacités de production d’électricité fossile et nucléaire combinées et que, tandis que plus de 200 milliards de dollars sont investis annuellement dans les énergies renouvelables dans le monde, il est nécessaire que les investissements dans les énergies renouvelables soient encore accrus pour avoir des répercussions marquées sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2).

Ces défis et opportunités mis en évidence dans le rapport de l’IRENA seront cruciaux lors du prochain sommet des Nations Unies sur le climat devant se tenir à New York ce mois-ci, ainsi que lors du sommet international de haut niveau sur le climat devant se tenir à Paris l’année prochaine. Cet évènement, la vingt-et-unième Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), aura lieu dans la capitale française entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015.

Selon le Sénateur de Loire-Atlantique, Ronan Dantec, sous le patronage duquel le rapport a été présenté dans le Sénat français, « A l'échelle mondiale, face aux difficultés des Etats à trouver un accord à la hauteur des enjeux, l'optimisme n'est nourri que par les dynamiques concrètes, et en premier lieu, celle du développement rapide des énergies renouvelables partout dans le monde. »

Avec une population mondiale devant atteindre 8 milliards d’ici 2030, les projections portent sur une demande en électricité plus de deux fois supérieure à la demande actuelle en raison du nombre plus important de personnes rejoignant la classe moyenne et consommant plus d’énergie. Historiquement, lorsque la consommation énergétique croit, les émissions de CO2 augmentent également. La consommation de combustibles fossiles pour la production d’électricité compte pour plus de 40 % des émissions actuelles de CO2 liées aux activités humaines.

Les sources d’énergies renouvelables – comprenant la bioénergie, l’énergie géothermique, l’énergie hydroélectrique, l’énergie des océans, l’énergie solaire et l’énergie éolienne – ont une intensité en carbone jusqu’à 250 fois inférieure par rapport au charbon et jusqu’à 120 fois inférieure par rapport à la plus propre des énergies fossiles, à savoir le gaz naturel.

 

Tandis que la première édition de REthinking energy est axée sur la production d’électricité, elle souligne également que l’utilisation des énergies renouvelables a également besoin d’être accrue pour des utilisations finales telles que le transport, l’industrie et les bâtiments.

Téléchargez le rapport complet à www.irena.org/REthinking

 

A propos de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a pour mandat de servir de centre mondial pour la coopération et l’échange d’informations entre ses 134 Membres (133 Etats et l’Union Européenne) dans le domaine des énergies renouvelables. Environ 40 pays supplémentaires sont dans le processus d’adhésion et sont activement engagées auprès de l’IRENA. L’IRENA soutient les pays dans leur transition vers un futur énergétique durable, et est la plateforme principale pour la coopération internationale, ainsi que sert de centre d’excellence et est le dépositaire de la connaissance sur les politiques, les technologies, les ressources et les moyens de financement dans le domaine de l’énergie renouvelable. L’Agence encourage l’adoption généralisée et l’utilisation durable de toutes les formes d’énergie renouvelable, comprenant la bioénergie, l’énergie géothermique, l’énergie hydroélectrique, l’énergie des océans, l’énergie solaire et l’énergie éolienne, en vue de promouvoir le développement durable, l’accès à l’énergie, la sécurité des approvisionnements et une croissance et prospérité économique plus sobres en émissions de carbone. www.irena.org

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